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vendredi 22 mars 2013

"Quand le spectacle se poursuit en coulisse..."


Il y a deux Histoires l’Histoire officielle, menteuse, qu’on enseigne, puis l’Histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements, une Histoire honteuse. (Illusions perdues – Honoré de Balzac)

Après avoir lutté pendant des mois contre le déséquilibre de la répartition sociale du capital économique, force est de constater que la lutte doit désormais également se poursuivre sur le terrain des autres formes de capitaux : symbolique, culturel, politique. Nous en sommes à l’heure d’écrire l’Histoire en fondant la légitimité des récits qui se bousculent déjà, gentiment, bien sûr, dans une librairie près de chez vous. Ou encore au Lion d’Or, lieu du lancement De l’école à la rue : dans les coulisses de la grève étudiante, un ouvrage co-écrit par Philippe Éthier et Renaud Poirier-Saint-Pierre, respectivement élu sur le conseil exécutif de l’ASSÉ-CLASSE, et attaché de presse au comité média de cette dernière.

Comment ont-ils fait?

Selon ses auteurs, l’objectif du livre, dont nous célébrons aujourd’hui la naissance, serait de dégager les différentes pratiques mises de l’avant lors de la grève de telle sorte qu’elles puissent guider les générations futures. Ont volontairement été évacués les différents débats et conflits internes pour produire le récit le plus consensuel possible. S’imagine-t-on vraiment que ce dont les dites générations futures ont besoin, c’est d’un paquet de généralités, d’une chronologie factuelle des événements et de leur organisation technique? Pour éviter de répéter les mêmes erreurs et pour permettre une politisation solide, il est, au contraire, essentiel d’afficher les contradictions, les impasses et les conflits internes qui ont marqués la grève.

Mais ce mutisme volontaire n’est pas une première. À l’intérieur du mouvement de grève (avant, pendant et après celle-ci), les retours critiques ont été majoritairement dévalorisés. C’est alors que cette production « consensuelle » est dérangeante puisqu’elle est bâtie sur l’occultation des débats d’idées entre tendances politiques, devenus si difficiles et dérangeants. Des différentes perspectives que nous avons occupées durant la grève de 2012, il est impossible d’avancer un consensus autour des mécanismes qui ont bien fonctionné pour bâtir une mobilisation de masse et une structure qui la supporte et l’alimente. L’ensemble de réflexions et d’analyses concernant les pratiques politiques de la CLASSE que présentent les auteurs, à partir de leur posture spécifique dans le mouvement, n’est pas neutre. Elle résulte d’une sélection opérée qui retient et ficelle une très mince parcelle de la réalité : celle des vainqueurs qui publient et privatisent aujourd’hui leur bilan de grève, chez Éco-société.

La violence d’une histoire « consensuelle »

En faisant silence sur la pluralité des réalités politiques, sur les souffrances vécues et sur les stratégies de répression interne envers différentes franges politiques, les auteurs nourrissent et encouragent la propagation des pratiques a-critiques au sein du mouvement. Taire les initiatives pour transformer les rapports sociaux (de sexe, de classe, de race) de l’histoire est une posture fondamentalement violente.

Une page seulement de ce livre est consacrée aux principes féministes de l’ASSÉ-CLASSE, page qui n’a guère le temps d’aborder les démissions en bloc largement documentées de deux comités dont le principal motif était la reproduction de rapports de pouvoir. Le livre ne nous apprend pas pourquoi à la seule manifestation féministe de la CLASSE presque tout le monde s’est fait arrêter. On n’apprend pas non plus comment Phillipe Éthier et Gabriel Nadeau-Dubois ont demandé à une membre d’un comité de la CLASSE de démissionner et de camoufler son implication lorsqu’elle fit face à des charges criminelles. Ne sont pas présentées non plus les critiques féministes qui ont été adressées à leur équipe exécutive. À vrai dire, la section « féminisme » est si consensuelle qu’elle n’a presque plus rien à voir avec les expériences des militantes féministes de la grève. Pourtant ce sont entre autres leurs initiatives qui ont permis de faire vivre la grève, de mobiliser des gens, de s’organiser, de faire en sorte de la rendre plus inclusive. Elles sont parties prenantes des coulisses de la grève, des coulisses où ça jouait parfois rough entre militant-es.

Bref, les auteurs ont lutté de leur côté, du haut de la pyramide qu’ils ont construit. Ce ne sont pas seulement des désaccords tactiques que nous entretenons avec eux, mais plutôt des tensions profondes entre deux modes de luttes différents. Mais peut-on vraiment être surprises qu’une Histoire des femmes écrite par des hommes sonne encore tout croche? Nous ne sommes pas les premières à le dire: l’Histoire consensuelle est une histoire violente de privilégiés, où les voix discordantes n’ont pas leur place.

« C’est un beau roman, c’est une belle histoire… »

L’absence dans l’ouvrage d’une culture de la responsabilité et de retours politiques critiques sur les pratiques et les objectifs a comme conséquence de participer à la mythification des auteurs. Autour de leurs héroïques personnes est construit une aura de puissance individuelle devenue le gage nécessaire à la capacité à agir politiquement sur le monde. Les nombreuses scènes romancées de l’ouvrage (comme celle où les valeureux guerriers de la CLASSE, armés de leurs walkie-talkie-crssh-crssh se retrouvent malgré eux dans une angoissante mais ô combien grisante course contre la montre pour fournir avant le SPVM le nombre de manifestant-es aux médias) participent d’ailleurs largement de cette représentation déphasée des acteurs. Développer une lecture de son implication dans la grève comme faisant profondément et structurellement partie du problème semble donc être perçu comme incompatible avec l’héroïsation de l’engagement politique progressiste : on ne pourrait pas à la fois faire partie du problème et vouloir contribuer à sa résolution. Quand on déplace ainsi la problématique vers les pratiques politiques et leurs conséquences sur la vie des autres, on nous accuse de contribuer à une dépolitisation issue d’une culture chrétienne de la culpabilité. Ou bien, encore mieux parce que tellement poignant, on se fait taxer d’intolérance politique. Si les interrogations et les critiques des féministes, entre autres basées sur l’idée que le privé est politique, constituent de l’intolérance politique et bloquent ce sentiment moral d’intégrité et d’authenticité que certains militants ressentent, eh bien soit. On pense vraiment que c’est un minimum si on veut transformer les rapports sociaux.

« La CLASSE perturbe littéralement l’ordre naturel des choses » (Le livre en question)

Ce n’est pas tout le monde qui peut produire un livre comme celui-ci. Il faut non seulement avoir des contacts et les ressources nécessaires, mais il faut être capable de se libérer du temps. Que deux membres masculins et blancs élus dans les structures de l’ASSÉ puissent se permettre de soumettre un manuscrit lavé de ces conflits n’est pas un hasard. Leur position privilégiée leur permet d’écrire sur la grève en s’autoproclamant spécialistes et en s’appropriant les techniques d’organisation de cette grève qui se base autant sur la mémoire et les pratiques de générations de militant-es que sur les expériences d’auto-organisation variées. Par la diffusion de leur vision de l’histoire comme étant consensuelle et homogène, les auteurs se placent au-dessus de tous les militant-es qui sont des acteurs et des actrices à part entière du mouvement, et qui n’ont pas le loisir d’écrire un livre qui raconte leur vision de l’histoire selon leur place tout aussi intéressante dans la grève. Derrière l’idée consensuelle de ce livre, ce sont les voix et la légitimité de toutes ces personnes qui sont écrasées par l’aplanissement d’un dissensus vital à toute manifestation politique qui se veut vivante.

Dans cette dynamique, il n’y a que les auteurs qui gagnent; qui gagnent de la notoriété, du capital symbolique, et l’imposition de leur vision à travers le temps (et accessoirement puisqu’ils vendent leur livre). L’Histoire qui se fige dans le temps et l’espace est complètement uniformisée pour que tout ce qui a été vécu puisse entrer dans les cases bien délimitées que les auteurs nous imposent. N’oublions pas que les choix de contenu de ce genre de livre ont un impact sur ce qu’on retiendra de l’histoire de cette grève. Il nous apparaît donc primordial de faire ressortir toute la problématique de la différenciation entre le traitement qu’on fait à un livre qui présente des analyses consensuelles et aux écrits qui présentent des analyses conflictuelles. En effet, il existe de nombreuses productions qui s’avancent sur le thème des conflits à l’intérieur même de l’ASSÉ-CLASSE, mais elles n’auront jamais droit à la diffusion ou au respect dont ce livre jouit. La diffusion même d’écrits à partir d’une vision féministe critique du fonctionnement de l’ASSÉ-CLASSE a été dans les dernières années un enjeu de pouvoir important. D’ailleurs, il est intéressant de noter que la vision uniforme De l’école à la rue détonne violemment d’avec ce qui a été réfléchi dans les bilans produits par une diversité de militant-es, en vue du congrès d’orientation de l’ASSÉ 2013, : http://orientation.bloquonslahausse.com/. Ainsi, leur recette magique présentée pour réussir un mouvement large, est un modèle bleaché, essoré, séché, complètement vidé de son contexte pluriel et des dynamiques de pouvoir qui existaient au sein du mouvement étudiant.

De l’image de la grève à la grève de l’image

Cette formule a commencé à circuler pendant la grève sur la bouche de ceux et celles qui ont réalisé rapidement, avec amertume et colère, que la CLASSE perdait pied et succombait aux petits chefs dans les coulisses. À l’époque, les spotlights étaient sur Gabriel Nadeau-Dubois, mais plusieurs dénonçaient déjà les discours écrits par d’autres du grand comédien du spectacle de la grève. Aujourd’hui, les caméras se tournent vers les coulisses et filment en gros plan les insolentes ficelles qui pendent encore juste au-dessus des chemises propres mais froissées de ce cher GND.

Par cette critique, nous refusons une vision homogène de l’Histoire et des rouages des évènements. Ce privilège de production littéraire ne doit pas être celui qui sera considéré comme la vision autorisée et neutre de la grève. Au contraire, la richesse des expériences et des conflits internes est essentielle à une compréhension dynamique et à une volonté d’inclusion des différentes pratiques et idées.

Passer par des canaux mainstream pour parler d’une grève qu’on a tenté à tout prix de rendre mainstream, il n’y a rien d’étonnant là-dedans. Qu’on ne nous prête pas de mauvaises intentions, nous ne jouons pas la game des indigné-es. Mais on applaudit tout de même la cohérence et on comprend la persévérance : avoir travaillé d’arrache-pied à faire de la grève un spectacle, c’est pas maintenant qu’il faut lâcher!
D’autres grévistes…
Camille Allard, Jeanne Bilodeau, Dominique Bordeleau, Vanessa Gauthier-Vela, Vanessa Mercier, Iraïs Landry, Fanny Lavigne, Michelle Paquette, Camille Tremblay-Fournier, Yasmine Djahnine, Julie Bruneau

mercredi 6 mars 2013

"Je me souviens"

Je me souviens


Je me souviens de la manifestation du 10 novembre.

Je me souviens de ce que la police a fait ce soir-là, à McGill.


Je me souviens du blocage à la tour de la Bourse.

Je me souviens des hommes en complet qui regardaient des ados se faire tabasser et poivrer, le sourire aux lèvres.


Je me souviens de Francis Grenier.

Je me souviens de l'homme qui lui a volé un oeil, un certain Marc St-Cyr.
Je me souviens qu'un an plus tôt, presque jour pour jour, des scènes identiques s'étaient déroulées au même endroit, sous son commandement.


Je me souviens du déluge de commentaires en faveur de la police.

Je me souviens des doutes quant à ce que les étudiant-e-s ont fait "qui est coupé au montage".
Je me souviens des mêmes arguments en faveur du NYPD, l'automne dernier.


Je me souviens de la manifestation contre la brutalité policière, le 15 mars.

Je me souviens pourquoi j'y étais.
Je me souviens de ma première grenade assourdissante.
Je me souviens de la deuxième, une seconde plus tard.
Je me souviens de ce qui s'est passé, bien avant la casse.
Je me souviens de ce que les médias en ont rapporté.
Je me souviens m'être promis de ne jamais leur pardonner.
Je me souviens de ce que la police a fait, ce soir-là.
Je me souviens m'être promis de ne jamais leur pardonner.


Je me souviens de la plus grande manifestation de l'histoire du Québec.

Je me souviens de la première page du Journal de Montréal, le lendemain.
Je me souviens qu'on pouvait y lire “Les étudiants perdent des appuis”.


Je me souviens de la plume toxique d'André Pratte.

Je me souviens de Richard Martineau et Eric Duhaime, travaillant d'arrache-pied pour maintenir leur propre peuple dans la petitesse.
Je me souviens de Stéphane Gendron, mais très peu puisqu'il est à V.


Je me souviens de la plus grande manifestation de l'histoire du Québec, un mois plus tard.



Je me souviens de la plus grande manifestation de l'histoire du Québec, un autre mois plus tard.

Je me souviens qu'à celle-ci, nous étions près de 400 000 selon des sources à Urgence Santé.
Je me souviens que nous étions environ 100 000, selon les médias de masse.
Je me souviens de la reporter de La Presse rapportant “des dizaines de milliers”.
Je me souviens de cette même reporter qui a fait son topo sur une vitrine cassée, avec 400 000 manifestant-e-s pacifiques comme arrière-plan.


Je me souviens du couple septuagénaire traumatisé après s'être fait lancer des grenades, le 25 avril.

Je me souviens de la fillette d'à peine 12-13 ans, à Victoriaville, entourée de Black Blocs qui lui rinçaient les yeux.
Je me souviens des Blacks Blocs qui portaient secours aux 7 à 77 ans qui eux, ce jour-là, ont bien compris le sens du terme "violence".


Je me souviens de tous les Black Blocs que j'ai croisé, ce printemps.

Je me souviens qu'aucun d'entre eux était mon ennemi.
Je me souviens que tous ceux et celles qui les démonisaient se sont rangés de l'autre côté.
Je me souviens de toutes ces personnes qui ont fait ce choix.


Je me souviens de Ian Lafrenière, prononçant les mots “casseurs professionnels concertés” sans vomir.

Je me souviens d'Alain Bourdages, présentant des grenades aux médias en utilisant les termes “pas dangereux”.


Je me souviens du printemps où le premier ministre du Québec vantait le travail de policier-e-s s'acharnant de façon psychotique sur des étudiant-e-s.

Je me souviens du printemps où il était commun d'entendre les gens dépeindre les étudiant-e-s comme des voyous, des vandales, des casseurs.
Je me souviens du printemps où ces personnes n'avaient aucune idée de ce qui se passait dans leurs propre rues.


Je me souviens du printemps où la jeunesse du Québec se faisait critiquer pour porter des lunettes de ski, face à des soldats armés de bâtons, de grenades, de gaz CS et fusils à balle de plastique.



Je me souviens du printemps où Ian Lafrenière décriait le port de ces lunettes comme un port d'arme.

Je me souviens du printemps où le port de ces lunettes fut criminalisé.


Je me souviens du printemps où Amir Khadir était dangereux alors que John James Charest représentait l'ordre, la paix, la sécurité, l'avenir du Québec.

Je me souviens du printemps où le terme communiste provoquait plus de réactions que le terme capitaliste.
Je me souviens du printemps où la merde sentait la fleur de lys, pour la "majorité silencieuse".


Je me souviens du printemps où le gouvernement du Québec fut dépeint à travers le monde comme un régime totalitaire.

Je me souviens du printemps où l'ONU et Amnistie Internationale se sont penchés sur son cas, pourtant déjà bien occupés avec Bashar Al-Assad.
Je me souviens du printemps où la ministre des affaires étrangères du Québec a répondue à l'ONU de se mêler de ses affaires.


Je me souviens du printemps où mon peuple se fit déclarer la guerre.

Je me souviens du printemps où j'ai choisi mon côté.


Nous n'oublierons pas.

Nous ne pardonnerons pas.
Il fallait s'y attendre.


-Eric Robertson.

dimanche 4 janvier 2009

Hello 2009!

Bonne année! :D

L’école commence le 8 janvier, mais quand les « soldats du 9 à 5* » recommencent à travailler, les vacances sont pas mal finies…

Ma facture pour l’école a encore augmenté. En plus des « augmentations normales » ( moi? Hyperventiler? Pfff!) Il y a aussi une nouvelle augmentation, décidée en fin novembre, qui servira a acheter plus de livres à la bibliothèque (après les beaux sièges de l’automne, on était rendus là je pense…), ainsi qu’à mettre en place un service d’information interactif destiné aux futurs étudiants, [et] des mesures pour promouvoir l’intégrité académique et contrer le plagiat et toute forme de tricherie.

Ils sont hallucinants non?

Non seulement nos factures gonflent beaucoup plus que ce qui a été dit à tous (pis dire « on vous l’avait dit! » ça ne soulage même pas), mais en plus c’est encore pour ajouter des trucs au lieu d’essayer de bien faire ce qu’ils ont déjà à faire.

Hallucinant!

Je suis la première à trouver ça triste et fâchant de voir la quantité (et la qualité!) de tricherie dont nous sommes tous témoins, mais plus d’argent pour financer plus de répression, ça ne sert à rien… Ce n’est pas la répression qui va changer le fait que le diplôme est une fin à atteindre le plus rapidement possible, quels que soient les chemins pris pour y arriver.


--Faits marquants des fêtes--

Les aventuriers du timbre perdu à la télé pendant les vacances… me semble que mes souvenirs étaient plus glorieux que le film lui même…

Un film Imax qui parle de sardines peut être plus émouvant qu’on le pense.

Ça prend du crémage en sale pour faire tenir une maison en pain d’épice.

Le livre Le féminisme québécois raconté à Camille s’avale trop vite.

Une bouteille de vin (lavée) peut être utilisée avec succès en cas d’urgence de rouleau à pâte.


*Pas de moi et j'aime

mardi 8 janvier 2008

Mes livres entre parenthèse

C'est un truc que j'ai trouvé qui me permet de me concentrer juste sur mes lectures d'école pendant la session.

Je m'arrange pour finir mes livres avant de commencer mes cours (ça a l'air tellement facile...)

J'ai fini Les jardins de lumière d'Amin Maalouf. J'ai été charmée par Samarcande, totalement conquise par Les croisades vues par les Arabes, et que dire de Les identités meurtrières sinon que ça devrait être une lecture à faire le plus tôt possible dans une vie (c'est bien la première fois où quelqu'un décrivait aussi bien mon sentiment multi-identitaire!). Aussi quand j'ai vu le nom de l'auteur, je n'ai même pas lu l'endos de la jaquette, je l'ai juste acheté.

Toute la vie (romancée;) ) du prophète Mani s'y trouve. On s'attache vite. En fait on s'attache tellement que l'adjectif manichéen en est venu à m'écoeurer par son manque de nuances. Pourtant Mani était tellement plus profond...

"Je me demande parfois si ce n'est pas le maître des Ténèbres qui inspire les religions, à seule fin de défigurer l'image de Dieu!" (p.90)

- Et ceux qui ne reconnaissent aucun Dieu?
- Celui qui refuse de voir Dieu dans les images qu'on lui présente est parfois plus proche qu'un autre de la vraie image de Dieu. (p.135)
*collection "Le livre de poche"*

Bref MAALOUF RULES!

Des petites nouvelles de Yukio Mishima (Dojoji et autres nouvelles) m'ont beaucoup divertie aussi. Avec la description de seppuku la plus romantique et la plus honorable que j'ai lu. Toujours un style un peu glauque, mais on aime tellement ça:).

Donc mes derniers achats du temps des fêtes (des valeurs sûres); Le livre du rire et de l'oubli de Milan Kundera, L'invention de la solitude de Paul Auster et Une journée d'Ivan Denissovitch d'Alexandre Soljenitsyne, vont devoir attendre... avril. À moins que je sois vraiment organisée dans ma semaine de relâche. (ishhh)

Finalement la première AG de l'AFESH est le 17 janvier à 12:30
Cette assemblée servira à rediscuter de la question de la grève. La tenue de cette assemblée fait suite à la proposition suivante adoptée à la majorité lors de l'assemblée générale du 19 novembre dernier : que se tienne une assemblée générale de grève générale illimitée dans la deuxième semaine d'hiver afin de lutter contre tout plan de redressement dégradant l'accessibilité et la qualité de notre université. Que cette campagne de grève vise la généralisation du mouvement au Québec sur les bases de revendication de l'ASSÉ. Que la situation uqamienne serve d'exemple de sous-financement dans le cadre de la campagne de l'ASSÉ Pour un réinvestissement, pas n'importe comment ! dans une perspective de grève nationale à l'hiver

Hum...

dimanche 30 décembre 2007

Les deuxièmes moins bons que les premiers...

...mais les Pennac sont tous bons :D

Ai voulu lire Un loup est un loup de Folco, me suis enfargée dans Messieurs les enfants de Pennac.

C'est pour plein de raisons comme les suivantes que je l'aime;) :

Je vais prouver à Dieu l'existence de l'homme.(p.58)

Retourner en deux secondes dans la chambre, laisser un mot sur le brouillon vierge: C'est Crastaing qui m'a tuer, retourner à la fenêtre, sauter, et libérer tous les élèves de tous les Crastaing du monde, et tous les Popes de toutes les "conversations avec monsieur votre père". C est un libérateur qui va sauter dans le vide: Joseph Bolivar-Pritsky!(p.69)

Qu'un moutard vous demande "Pourquoi il pleut?", la pire des réponses à lui faire concerne "les nuages...", réponse qui entraîne illico "Pourquoi les nuages?", et vous voilà embarqué dans l'analyse complexe des "précipitations atmosphériques", "Pourquoi les prézipitations?", avec leur cortège d'anticyclones, "Et pourquoi ils viennent des Zazores?"... Folle spirale où vous heurtez vite et fort les parois de votre incompétence, ce qui vous accule à la baffe libératrice, ou pis, au mensonge.
Non. Cet âge réclame des réponses finales
Un exemple de réponse finale?
-Pourquoi il pleut? Demandait invariablement Igor quand nous promenions nos dimanches à la campagne.
-Hein? Pourquoi il pleut?
-Pour que les fleurs poussent, Igor. (p.103)

Confisqué, mon Opiniel,et avec lui, toute envie de meurtre, à jamais. Ce qui a singulièrement compliqué ma vie. Renoncer à l'assassinat c'est se condamner à comprendre; il faudrait y regarder à deux fois. (p.170)

JOSEPH (murmurant): De toute façon Ismaël, n'est pas un bon parti pour Tatiana. Il sera toujours fauché.
NOURDINE (piqué): Pourquoi?
JOSEPH: Parce qu'un mec qui peint la femme qu'il aime, ça vend pas un seul tableau.
NOURDINE: ...?
JOSEPH (sourcils de l'évidence): Ça les lui offre. (p.191)

Les trois grands refermèrent la porte comme on s'excuse. (p.197)

Rien ne pouvait les accabler davantage que la nouvelle de ce bonheur. (p.197)

Mais si justement,justement, les petits faut les appeler mon grand et les grands faut les appeler mon petit, faut encourager tout le monde!... Tes élèves?... Ils sont devenus grands? C'est ça la vie de prof, non? On arrose, on arrose et ça pousse! (p.225)

-Pourquoi ça fini bien, monsieur? demanda le plus téméraire, en tordant une bouche critique.
-Parce que tu finiras mal, mon petit bonhomme, répondit M. Crastaing, et moi aussi, ajouta-t-il, il suffit de le savoir, ce n'est pas la peine d'en rajouter. (p.256)
*Daniel Pennac, Messieurs les enfants, édition Gallimard, collection Folio, 259p.


J'ai fini Pennac et je me sentais toujours d'attaque pour Folco, mais c'est vrai que c'est très très différant de Dieu et nous seul pouvons. Ce n'est pas mauvais, mais j'aurais dû lire le deuxième en premier... ça aurait été meilleur.

En fait, appart tous les loups que je trouve très cutes et l'espèce de culture de la violence généralisée qui est toujours aussi divertissante (même si ça brise toujours le coeur de voir les personnages que l'on aime mourir:( ) je me demande vraiment où ça veut en venir... et il me reste 75 pages à lire sur 630...

En parlant de violence... J'ai écouté The Devil's Rejects de Rob Zombi. J'ai détesté. C'était pas fin, pas drôle, trop long.

Je sais que ce n'est pas vraiment la suite de House of 1000 Corpses, mais j'avais tellement aimé ça que j'espérais avoir une petit graine de tout ce qui m'avais tellement fait rire dans le premier film. Très décue... nous l'avons fini juste parce que jusqu'à la fin nous espérions qu'ils souffrent terriblement et qu'on puisse enfin les voir se tordre de douleur en demandant grâce... Hum... Je pense que nous sommes trop influencés par la violence à la télévision...

Demain?
Crystal Castle revient à Montréal et devinez qui va défoncer l'année avec?

Amusez-vous bien tout le monde!
Yay!


***Toutes les pensées vers le vide que laisse Benazir Bhutto :( ***

mercredi 19 décembre 2007

Wow!


Je l'ai commencé hier, je l'ai fini en me levant ce matin:

"Dieu et nous seuls pouvons" de Michel Folco.

L'histoire est prenante, l'écriture est vraiment vivante, les personnages un poil macabres (mais tellement de panache!) et ô combien attachants.
Je suis vraiment tombée en amour... Sérieux... une dynatie d'exécuteurs (8 générations!)... je me demande vraiment comment ça je ne connaissais pas ça avant.
Mieux vaut tard que jamais :D.

Je cours au Volume (mon magasin de livres a moi) pour aller acheter les suites "Un loup est un loup" et " En avant comme avant".

En cherchant une image du livre sur le net où je suis tombé sur un blog qui disait que "la fin était décevante". Je n'ai pas osé lire plus loin du coup qu'elle me vend le punch;) . J'espère vraiment que elle et moi n'avons pas les mêmes goûts...

mardi 20 novembre 2007

Salon du livre et découvertes

J'aime beaucoup faire un tour au salon du livre. Pour moi qui n'achète ses livres que dans les places genre "Colisé du livre" et bien l'odeur de livre neuf partout me fait frémir les narines.J'en profite pour acheter des ouvrages que je n'aurais jamais penser acheter. Des éditions spéciales, des bds et même des livres autographiés (ouin... ils m'ont piégé;) ).

Je sais, je paye pour entrer dans une place où je repaye pour les livres, mais ça ne me dérange pas. Je paye pour l'ambiance, pour le plaisir des découvertes, pour rigoler avec des auteurs, pour la promenade sur le tapis, pour me vider l'esprit. Je considère avoir une relation privilégiée avec la lecture. Dans une famille où la lecture n'était pas une activité encouragée, dans une vie nomade qui fait que j'ai connu au dessus d'une dizaine d'écoles, les livres m'ont sauvée du découragement. Les livres m'ont aidée à me démarquer à l'adolescence, à ne pas avoir peur d'aller à contre-courant. À l'âge adulte, ils restent un oasis, ma paix personnelle et un bonheur à partager avec ceux que j'aime.

Bref lire c'est cool:D

Donc, nos acquisitions de cette année:

- Nous avons croisé Zachary Richard avec un livre pour enfant placé devant lui. Il nous a gentiment expliqué que c'était les histoires qu'il racontait à sa fille et que cette dernière a voulu illustrer. Ma soeur attendant un heureux évènement et étant une fan de Richard, nous lui avons acheté le dernier livre:L'histoire de Télesphore et 'Tit Edvard dans le grand Nord .
2 gentils personnages cajun se retrouvent au Québec. Je n'ai pas fini de le lire mais je trouve ça très stéréotypé. Les castors parlent avec un accent assez prononcé et Monsieur est actif et commande à Madame qui elle est très passive (la féministe en moi a tiqué). L'auteur disait que ça tournait autour d'un désatre écologique au Québec que les personnages aidés de leurs amis devaient régler.

-Treize nouvelles vaudou de Gary Victor. J'ai entendu parler de l'auteur souvent, j'ai hâte de le lire.

-Batailles de R.G. Grant. Un magnifique livre illustré sur les différentes batailles depuis l'antiquité jusqu'aux années 2000. Ça fait 3 jours qu'il ne quitte pas le salon, j'ai toujours le nez dedant, comme tout le monde qui entre chez moi;).

-Red Ketchup, La vie en rouge de Godbout et Fournier. Adolescente je le lisais dans "Safarir", je l'ai montré à mon doux et il a adoré l'humour vraiment trash.

-Mon coup de coeur personnel: Bologne, conte en 3 actes symphoniques de Pascal Blanchet. J'ai été frappée par la qualité des dessins, dont j'ai été vendue au style immédiatement.Frappée aussi par la couleur, j'adore! Agréablement suprise de savoir que c'était son troisième. À chaque début d'acte il donne un décor et une orchestration pour nous mettre dans l'ambiance. À la fin il nous donnes même la discographie suggérée pour aller avec les différentes scènes, avec des noms vraiment obscurs (du moins pour moi, mes excuses aux mélomanes instruits) genre "Prokofiev", "Shostakovich" ou "Kurt Weill". Une chance qu'à moment donné c'est écrit "Chopin" sinon je me serait trouvée plus qu'analphabète musicale:P. L'histoire est sans espoir (comme je les aime) mais je me suis découvert un nouveau dessinateur préféré. À la caisse il m'a demandé si je voulais une dédicace étant donné qu'il était l'auteur de tout ce qui me faisait pousser des "wow! Hein? Méga!" devant l'étalage. Il est très gentil et nous a bien fait rire. J'ai bien aimé que la bd soit enveloppée dans du papier de boucherie... sérieusement sous le charme.

Son site

L'AG d'hier? Ouf... plus tard... là ça me fait encore souffrir...

vendredi 26 octobre 2007

Demander pour Potter, Harry Potter...



Voilà, enfin sur les tablettes notre ami Harry Potter venant clore la saga des 7 tomes. La francophonie va enfin pouvoir se lancer dans un 24 h de lecture afin d'apprendre et de comprendre l'ensemble des mytères qui entourent les personnages depuis presque 10 ans.

Il est vrai que dans mon cas, imcapable d'attendre la version française, je me berce depuis juillet (oui oui, pas terminé... bah quoi, c'est le dernier, faut faire durer le plaisir) dans le récit en langue originale...

Voici donc pour les "vra" de "vra" quelques liens pour en savoir davantage...

1.
Après avoir été rejeté comme une apologie du paganisme, la saga de J.K. Rowlings est de plus en plus acceptée par les autorités écclésiastiques. Certains y voient aujourd'hui des paraboles, des contes modernes sur des thèmes essentiellement spirituels: la lutte entre le bien et le mal, le don de soi et le pouvoir de l'amour humain. Quelles valeurs les aventures d'Harry Potter véhiculent-elles? Quelles sont les raisons d'un tel ensorcellement?


À voir, troublant même....ici.

2.
Pour les enfants ou les grands enfants... direction Poudlard en passant par les éditions Gallimar Jeunesse.., par ici gang !

3.
Parce que le monde des rumeurs est grand lorsque qu'il est question de J.R. Rowing, pour en avoir le coeur net, par là le site officiel de l'auteure.

4.
Le lire c'est bien, le voir encore mieux, faites aller vos yeux drette là,
5.
En septembre, Harry Potter and the deathly hallows avait été vendu à 25 millions d'exemplaires. Pour en savoir plus en terme de stats et de chiffres... SRC



Quant a la révélation choc de l'auteure, moi-même, j'ai eu comme réflexe de nier le tout en bloc... Quelle rumeur, ah mais celle-ci, J'aime beaucoup l'into de la journaliste Lee-Anne Goodman.


"Le vieux sorcier Dumbledore, célèbre personnage de la série Harry Potter, pourrait aussi bien avoir posé pour la couverture d'un magazine gai tout vêtu de cuir que les réactions n'auraient pas été plus vives."


En effet.... j'ai été moi-même sur le choc... Pwel de me faire le commentaire suivant :


- Ouais, mais Nat, ton meilleur ami est gai.


petite hésitation....


- Pis.... C'est Dumbledore !!



Bon, mettons que nous parlons de choc émotionel., comme lors d'un l'annonce d'un parent oou d'un ami... ça trouble quand même un peu, non ? J'ai quand même eu un petit sourire alors que mes pensées sont allées vers le Vatican et que j'imaginais Ben sixteen faire : AAAh ! Je le savais ! Damn... maudit soit ce Harry et sa gang de tapettes.


Évidement, c'était dans ma tête tout ceci... Le roman est quand même à l'index, hum... sans doute la nouvelle de l'orientation du vieil Albus ne s'était pas rendu jusqu'aux saintes oreilles de Ben lorsque qu'il tentait une ouverture envers les lectures du plus célèbre des sorciers.




De mon choc est venue une autre constatation. Dans la même semaine, mon ami gai, nommons le monamigai, à reçu la visite d'un musulman (et avoue-le, un brin niaiseux, c'est pas brillant ce qu'il a fait) qui lui balancé des menaces (à l'intérieur de la chambre de monamigai qui était ouverte parce qu'il vit au résidence de l'UdeLaval). Faut le faire, se déplacer pour signifier son retard dans les moeurs.


Bref, je crois que comme société, nous avons encore du chemin à faire !
Pour tout ceux qui couperons leur vie sociale pour tomber dans le monde de Rowing, bonne lecture...
"Dans ce septième et dernier volet de la saga, J.K. Rowling fait tomber le rideau avec grâce. Elle boucle toutes les boucles, utilise tous les fils d'une trame complexe pour terminer une tapisserie sans en sauter un point. Elle prouve ici qu'elle n'exagérait pas quand elle affirmait tout connaître, dès le premier tome, du destin de ses personnages. Et elle termine là non pas une série de sept livres mais un long, un très long roman, une belle saga fantastique, une épopée poignante qui met en valeur la force et l'importance des liens parents-enfants. Une quête initiatique prenante."
pour la suite.... Alohomora

samedi 20 octobre 2007

C'est lui, Le Mal Élévé...


Fin de session dans un cours, mi-session dans les autres, qu’à cela ne tienne, je lis quand même !
Mal élevé, de Stéphane Dompierre en main et me voilà replongée dans un autre monde, bien loin de mes lectures pour histoire du Canada et des histoires de l’UQÀM.

Donc voilà, j’ai terminée ma lecture dans la nuit, tournant ce que je crois être dans les dernières pages. Erreur ! C’était la fin… déjà ? Si tôt ? Mais qu’arrive-t-il ensuite ? Mais... Mais… C’est que j’ai encore plein de questions moi, je veux savoir, je veux comprendre… Ah ! C’est comme dans la vraie vie, on ne sait pas tout, on comprend ce que l’on veut bien…Ah ! C’est ça la vie ? Ah Bon…

Je dois avouer quelques trucs, la première… C’est que j’ai été touchée par la dynamique familial, celle de vie et de vision parallèle, froide et sans chaleur. Il y avait quelque chose de terriblement sincère. J’ai beaucoup aimée cet aspect de son deuxième roman.

« Mes craintes s’avéraient fondées : en lui présentant ma famille, je venais de lui dévoiler ce que j’avais de pire en moi et que je parvenais, la plupart du temps, à contenir. Ils étaient la caricature d’un Alex que je ne voulais pas devenir, ils étaient mes défauts exposés à la vue de tous. » p.153

J’ai globalement aimée ce roman, moins de mordant que son précédent. Plus sérieux, plus noir aussi. J’ai mis un certain temps avant d’embarquée, mais une fois bien installée, plus rien pouvait nous séparer.

Je termine avec un second extrait, histoire de vous mettre davantage l’eau à la bouche. :)

« Une chanson à succès n’est rien de plus qu’un chanson pour enfant avec quelques artifices musicaux. L’auditeur ne décortiquera pas la moindre phrase ; il sera à l’épicerie, attendra chez le dentiste, fera la vaisselle ou le ménage. Son attention étant rarement portée sur le texte, vous pouvez aisément le prendre pour un simple d’esprit. Ne vous préoccupez pas des couplets, mais offrez-lui un refrain facile à retenir. Souvenez-vous que le cerveau humain retient les ritournelles simplistes bien avant les concepts abstraits, les principes de philosophie et l’argumentation critique » p. 121 – Laurie, ouvre un livre sur l’art d’écrire de bonnes chansons à succès, c’était des conseils, ma foi, fort pertinents sur cet art difficile.

Est-ce Dompierre règle ses comptes avec une industrie qui l’a boudé ? Humm…

Pour en savoir plus : ICI

jeudi 18 octobre 2007

Mon coeur est plein d'amour pour...

Milan Kundera!

Je suis entrée dans son écriture par L'insoutenable légèreté de l'être et j'ai juste voulu plonger plus en avant encore.

Un autre qui m'a fait passer par toutes les émotions...

Il va recevoir le Prix national tchèque de littérature 2007.

vendredi 14 septembre 2007

Assez seul pour ne plus l'être jamais




[..] tu es, mon amour, la joie qui me reste quand je n'ai plus de joie.
(Christian Bobin, L'inespérée, coll. folio # 2819, p. 115)

Pour Marie-Élaine, 1972-2007

Pour tout dire, Christian est le baume qui manquait dans la vie de Marie.
Le lire, c'est se sentir en vie, se sentir grand, humain... oui... humain.

Pour être honnête, l'extrait si haut est le passage préférée de mon amie. J'espère que tout comme nous, vous aimerez l'auteur.