mercredi 17 novembre 2010

samedi 30 octobre 2010

Retour sur la manif du 21 octobre


Wow le temps passe vite! J'ai l'impression d'être tout le temps occupée. Gang, j'ai juste deux mois de maîtrise et déjà de la broue dans le toupet mais le sourire aux lèvre.

Ceci étant dit...

J'ai beaucoup aimé la manif de jeudi 21. La température n'était pas belle, mais il y avait quand même beaucoup de gens, 200?


J'imagine que c'est en grande partie à cause de la pluie, mais la marche est allée très vite. On marchait d'un bon pas, c'était très entraînant et j'ai bien apprécié. Soudain, petite course pour entrer au Palais des congrès où la Chambre de commerce de Montréal tenait un séminaire. Discours punchés avec des arguments et plein de passion. Et rien de long.


Pourtant une seconde après, j'ai vécu un moment d'horreur, quand le gars qui tenait le micro a dit "C'est pas important qu'on soit bien ou mal organisé, l'important c'est qu'on a raison!"

Plusieurs choses m'ont dérangé dans cette phrase. Je vais passer vite sur l'importance de l'organisation quand on veut changer les choses, spécialement quand on veut faire bouger le pouvoir et que nous sommes en position minoritaire autant en nombre que dans les idées.

"L'important c'est qu'on a raison!"

?!?

Me semble qu'on vient d'évacuer tout le débat non? Toute discussion ou tout échange. Et j'ai l'impression que ça m'a dérangé parce que ça fait dogmatique "j'ai raison". L'autre peut aussi dire "j'ai raison" et rien ne change.

Bien sur que je pense que j'ai raison de m'insurger contre de nouvelles hausses, contre la rencontre bidon de novembre, et que j'ai raison d'appuyer la gratuité scolaire. Je sais aussi que dans un discours de manif ce n'est pas le moment de philosopher sur ce qu'est la vérité et son rapport avec les relations de pouvoir ou sa variabilité selon les gradations de valeurs, mais j'ai trouvé ça ordinaire. Disons que celle-là nous ne l'avons pas applaudie.

C'était ma première manif sur l'éducation depuis mon retour. Je suis vraiment revenue dans le bain montréalais maintenant...

jeudi 30 septembre 2010

Marchandisation de l'éducation? AJOUT

La semaine dernière, des étudiantEs sont alléEs faire une action pour perturber l'ouverture officielle de la Boutique UQAM.

Depuis mon retour à l'UQAM je dois admettre que je n'ai pas beaucoup porté attention à cette nouvelle boutique, qui se trouve à l'emplacement de l'ancien Bureauphile. Des gens m'en parlaient et je comprenais qu'il peut être dérangeant de voir un nom associé à de l'éducation aider à vendre toutes sortes d'objets à vocation plus ou moins utilitaires. Mais voilà, je n'arrivais pas à m'insurger…

Je ne sais pas... Que des étudiantEs ou des fans soient fièrEs de l’institution et veulent s'afficher, je ne trouvais pas ça négatif. De la même manière, une boutique qui rapporte de l'argent à l’institution sans piger dans les poches des étudiantEs ou de l'État, je ne trouvais pas ça négatif. Bien sur, les moyens de production des objets et le traitement des travailleurSEs qui y ont participé m’intéressent beaucoup (appart les vêtements produits au Québec et en Ontario, ils ne disent rien sur le reste), mais bon… Je vais quand même au Dollorama…

Bref, si l’action était pour dénoncer le fait que plein d’acteurs du privé étaient invités, si l’action était pour dénoncer le privé en éducation, je ne suis pas sure que ça ait été bien compris… Et si c’était fait pour dénoncer l’ouverture de la boutique… Ben là je ne peux pas être d’accord.

Un jour je vais m’en aller de cette université, et vous savez quoi? Cette journée-là je vais sûrement m’acheter un kangourou UQAM. En attendant j’ai besoin d’une gourde…

Est-ce que j’ai passé à côté de quelque chose pour penser comme ça?

AJOUT:
Allez voir les commentaires pour une réponse beaucoup plus complète. Et merci a Danie.
http://www.seuqam.org/ouverture-de-la-boutique-uqam-jour-de-deuil-pour-le-seuqam