Dans le Canada nouveau que cette loi très large prépare, l'âge de la retraite passera de 65 à 67 ans. Des milieux naturels ne jouiront plus d'aucune protection. Les chômeurs ne pourront plus refuser - sous peine de perdre leurs prestations - un emploi qui n'est pas dans leur champ d'activité si un fonctionnaire le juge « convenable ». Les évaluations environnementales de grands projets de développement économique (exploitation de gaz de schiste, construction de pipeline, etc.) ne pourront durer plus de deux ans.
Vous connaissez quelqu'un qui a fait une demande d'immigration avant février 2008 ? Tant pis pour lui. Il devra recommencer. C'est ainsi qu'Ottawa retranchera 280 000 noms de sa liste d'attente. (...)
Ottawa épargnera notamment 17,4 millions en n'émettant plus de chèques aux contribuables, au profit du dépôt direct, dès 2016. Rien n'est toutefois prévu pour les 4 % d'habitants (souvent pauvres) qui n'ont pas de compte en banque.
Le tiers des changements proposés sont liés à des lois environnementales. Et on se doute bien pour quelles raisons.
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Maintenant qu’il est au pouvoir, son gouvernement a pris les choses en main avec le projet de loi budgétaire C-38 et les changements à l’assurance-emploi qui en découlent. Une réforme où on décèle ces préjugés voulant qu’il faut être paresseux ou ne pas vouloir travailler pour avoir souvent, ou longtemps, recours à l’assurance-emploi.(...)
Jeudi dernier, la ministre Finley a conclu sa déclaration ainsi : « C’est bon pour le gouvernement. C’est bon pour l’économie. C’est bon pour les employeurs et c’est bon pour les Canadiens et Canadiennes et leur famille. » Les chômeurs n’ont pas trouvé place dans sa conclusion. Et on comprend pourquoi.