mercredi 12 mai 2010

Erste Mai in Kreuzberg III

MANIFESTANTS (ES) ET AUTRES CIVILS (ES)

En général, j’ai été agréablement surprise de la cohésion et de la cohérence des participantEs avant que ça ne devienne n’importe quoi vers la fin. Je suis désolée de le dire, mais à Montréal quand je vois « le Black Block » pour moi ça ne veut pas dire « troubles », ça veut dire « n’importe quoi ». Tandis que là personne ne s’en est pris à des commerces, à des voitures de gens (il y a bien une fourgonnette policière qui a failli être renversée et toutes étaient bombardées, mais on répète qu’elles appartenaient aux forces de l’ordre). Devant moi je voyais deux côtés représentants des forces sociales différentes, pas quelques individus en mal d’émotions fortes.

Qu’on me comprenne bien, sûrement que quelques individus en mal d’émotions fortes s’étaient réunis et qu’ils ne s’en pouvaient plus de mettre le feu a des poubelles, mais il reste que je sentais beaucoup plus l’affrontement entre deux forces qu’un soubresaut de rébellion d’adolescence. C’était peu être le nombre, mais je crois surtout que ce sont les cibles qui me faisaient dire ça. Des feux dans la rue, des projectiles sur les forces de l’ordre et sur leurs véhicules, mais pas de vitrines de magasin qui éclatent ou de voitures de particuliers retournées. En parlant à des AllemandEs on s’est fait dire que des fois et dans d’autres villes ça pouvait être plus violent, que les participants s’en prenaient à des banques ou des McDo. Mais encore là, je comprends bien le symbole des banques et des McDo, comparativement à la Honda de M.Tremblay ou du dépanneur du coin.

Dans le même ordre d’idée, j’ai bien aimé voir les participantEs à la manif se mêler aux passants pour faire la queue pour leurs achats ou pour attendre pour des toilettes. Et j’ai carrément été impressionnée quand j’en ai vu plein prendre des boissons dans un frigo extérieur et sortir de la petite tente dans le but de faire la longue file qui les menaient jusqu’à la caisse.

J’ai été aussi agréablement surprise de constater que la population et les commercantEs n’avaient pas l’air d’avoir peur de la manifestation et des participantEs, même quand elle a commencé à être plus troublée. Le fait que presque personne ne fermait son commerce (nous n’avons vu qu’une station-service qui a fermé… à cause de l’essence peut-être?) et que tout le monde continuait à servir dans les restaurants, les places à döners (fast-food), les kiosk (dépanneurs), et casinos (place à rassemblement de machines à sous) laissait penser que les manifestantEs n’étaient pas démonisés par les autorités. Que la population n’avait pas peur.

Aussi, il semblait que les manifestantEs n’avaient pas peur de la police. Dès le début ils et elles pouvaient être très près les uns des autres. J’ai vu des gestes qui ont été posés à l’endroit de policierEs ou de leurs véhicules qui n’auraient pas été possibles à Montréal. Les lancers de projectiles ne se faisaient pas toujours de loin, des fois c’était par des gens placés bien en vue des forces de l’ordre. Pareil pour les véhicules qui se faisaient bombarder ou juste frapper par les mains des manifestantEs qui passaient à côté.

2 commentaires:

Mouton Marron a dit…

Se faire arrêter en Allemagne dans un attroupement illégal, ça fait mal?

Sébastien a dit…

Qu'est-ce que la notion d'attroupement illégal en Allemagne?
Honnêtement, cette manif ne pouvait être qualifiée de la sorte, puisqu'il y avait en même temps un streetfest et tout le monde était dans la rue, donc..

De plus, on est loin des méthodes du SPVM qui fait des souricières massives.....tactiques d'ailleurs décriée de par le monde!

Bref, on ne pouvait pas se faire arrêter pour cette raison je crois. Pour pleins d'autres par contre!

Et les arrestations semblaient pour la plupart ciblées, quoique vers la fin...

Les policiEr(e)s semblaient assez brusques et violent(e)s lors d'une arrestation, pour le reste c'était assez contenu. Bref je pense qu'une arrestation allemande "fesse", mais elle somme toute dans certains contextes plus facile à éviter qu'à Montréal. Mais là encore, on faisait attention en raison du permis de séjour.