mardi 18 décembre 2007

Harvard et la gratuité scolaire...

Trouvé sur le blog de la gang de Ractionism Watch. La source est ici.

Sur le coup ça m'a sciée.

The new system would mean families with 180,000 dollars income would pay 18,000 dollars instead of the 30,000 dollars they now pay, the college said in a statement on its website.

A 10-per-cent-of-income charge would apply for incomes between 120,000 and 180,000 dollars. Below 120,000 dollars, the percentage steadily drops to zero for families earning 60,000 dollars.


Puis j'ai compris que les têtes dirigeantes de Harvard sont très intelligentes.

Bien sûr que le principe social de rendre l'éducation plus accessible est louable, et je suis sure que ce principe a joué dans la prise d'une telle décision, mais personne ne peut m'accuser de cynisme quand nous regardons tous les avantages qu'il y a pour une université aussi prestigieuse que Harvard de s'ouvrir aux basses classes.

Aux État-Unis, comme dans tout pays qui a choisi la voie néo-libérale, la richesse se concentre de plus en plus dans les mains de moins en moins de personnes. Ces familles (pour ne pas dire dynasties) occidentales étant ce qu'elles sont, elles font aussi de moins en moins d'enfants. Ce qui veut dire qu'il y a de moins en moins de clientèle chez les plus aisés de la société pour les université comme Harvard.

En ouvrant ses portes aux moins nantis, Harvard diversifie son marché, et quand nous savons que c'est les anciens étudiants qui ammènent les gros sous et le prestige de leur rang dans la société une fois leurs études terminées... et bien moi j'appelle ça un bon investissement sur le futur.

Sans oublier que nous parlons ici des État-Unis, un pays industrialisé qui fait peur avec son taux d'analphabétisme. C'est un fait, il y a de moins en moins d'instruction et donc le nombre d'étudiants qui vont vouloir entrer à l'université va (est en train de ?) chuter. En se rendant accessible immédiatement à tous, Harvard aggrandit sa chance de puiser dans un bassin de clientèle qui se rétrécit déjà. Moi j'appelle ça damer le pion aux autres universités.

Sérieux, c'est vraiment brillant...

De toute façon j'aime beaucoup l'idée que des étudiants motivés et talentueux vont se retrouver là où ils devraient être; derrière des pupitres à apprendre, à analyser et ainsi a trouver des solutions créatives pour l'avenir de leur carrière ET de leur communauté, au lieu de s'embarquer dans l'armée. Donc quels que soient les motifs, j'encourage toutes les universités qui le peuvent à suivre l'exemple.

Évidement un tel modèle n'est pas viable pour les universités québecoises, sauf peut-être (et là je n'ai pas de chiffres à l'appui, je me lance sans filet) pour celles qui ont une tradition anglo-saxonne de mécénat de l'institution par les anciens élèves (nenon je vise personne:P).

4 commentaires:

TheRedHead a dit…

C'est effectivement brillant de la part d'Havard ! ;) Si on peut sauver quelques cerveaus intelligent d'aller se faire exploser sur les fronts , c'est une énorme victoire pour le peuple ( américain, mais quand même) !

Merci de l'info :)

Davidg a dit…

Je suis le Davidg qui a écrit le commentaire en ligne sur RWatch.

Cette tendance américaine est une excellente nouvelle pour les associations étudiantes.

Il faut en informer la population du Québec pour obliger le gouvernement Charest et ses complices péquisto-adéquistes à revenir sur leur décision!

Pwel a dit…

Donc merci davidg :)... sérieusement si ça n'avait pas été de toi, cette nouvelle serait (pour ma part)passée totallement inaperçue.

Je suis totallement d'accord que du point de vue centré sur l'idéologie, nos gouvernants néo-libéraux méritent de se faire mettre cette nouvelle dans la face (épinglée dans le front soulignée en rose). Mais je pense quand même que nous avons ici certaines particularités locales qui font qu'on peut pas juste copier/coller.

@redhead: boah... moi tant que le maximum de vie est sauvé... ;)

Davidg a dit…

Bonjour Pwel!

Bien sûr qu'on ne peut pas copier-coller (sauf pour les universités anglophones), sauf que cette nouvelle contredit la majeure partie de la propagande haineuse proférée par l'Institut Économerdique de Montréal contre les crisses d'étudiants parasites pauvres socialissssssssssssssssssssssssssssssssses!

De plus, le Québec est maintenant à contre-courant des États-Unis et de l'Europe en ce qui concerne l'accessibilité financière aux études universitaires. Donc si la population est informée de cette tendance, les trois partis politiques principaux du Québec devront revenir sur leur décision.

Contrairement à ce que les crosseurs néo-libéraux prétendent, c'est l'amélioration de l'accessibilité aux études universitaires qui est à la mode, pas l'inverse!