mardi 27 novembre 2007

Apprendre de ses erreurs


Voilà quelque chose qui n'est pas donné à tout le monde.

On se rappelle de Sarkozy en 2005, alors ministre de l'intérieur, qui avait dit qu'il fallait "nettoyer la racaille".

À ce moment là il avait appuyé sur le bouton "répression policière" avec toute la colère d'un adulte "dans son droit" de donner une raclée à un enfant turbulant.

Mais ce n'était pas des enfants (du moins pas tous), c'était des gens qui se soulevaient pour des raisons propres à la société française d'aujourd'hui.

Jeunes pauvres
Jeunes moins instruits
Jeunes sans emplois
Jeunes nés en France mais ayant à vivre avec l'étiquette "d'étranger"
Jeunes dévalorisés
Jeunes ne voyant pas d'espoir sauf dans la révolte

Ça m'a tout l'air d'être un mélange explosif.

Dimanche il y a eu une collision entre une moto avec 2 jeunes et une voiture de police... les 2 jeunes sont morts. Et voilà pour le feu aux poudres d'un mélange explosif.

Mais c'est plus grave qu'en 2005. Les causes le sont autant (et d'autant plus urgentes à régler) mais ces derniers jours des policiers ce sont fait tirer dessus avec une arme a feu (sans parler des cocktails molotov et autres projectiles.)
Sur Radio-Can
Sur Cyberpresse

Que veut faire Sarkozy? Mercredi il "réunira 1 800 policiers et gendarmes pour adresser un «message fort au pays» sur la sécurité".

Donc qu'est ce qu'il a apprit des emeutes de 2005?
Que ça prend plus de policiers!

AYOYE! (beaucoup de chose dans ce ayoye)

Je suis vraiment prise entre mon sentiment que je ne veux pas que quelqu'un se fasse mal (ou se fasse faire très mal) et un autre sentiment familier qui veut que l'abcès pète pour construire quelquechose de neuf...
Là vous pouvez m'accuser de vouloir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la fermière
Ça barde et j'ai l'impression que ça va barder encore plus... à suivre de très près...

Selon un représentant d'un syndicat de policiers, cité par l'Agence France Presse, « les braises couvent sous les cendres » depuis 2005 et la police ne peut à elle seule répondre aux « causes sociales de la situation dans les quartiers sensibles ».


(photo:Reuters)

lundi 26 novembre 2007

Mon cadeau de fête!

Fin des Conservateurs en Australie!

Ça c'était un beau cadeau! Harper a donc perdu son principal allié pour piétiner le protocole de Kyoto (qu'il a déjà traité de "complot socialiste" ne l'oublions pas). C'est surtout un beau cadeau parce qu'en suivant plein d'élections, nous nous rendons facilement compte que le monde occidental vire à droite. Voyons ce que les Travaillistes de Kevin Rudd (pour l'environnement, très tiède sur le sujet des troupes australiennes en Irak et encourageant les relations avec l'Asie) auront a apporter.

Malheureusement, un anniversaire ne dure qu'une journée;)

Ce qui m'a gâché mon "non-anniversaire" (Alice au Pays des merveilles quand tu nous tiens...)le Ministre des transports annonce que le droit de grève dans les transports en communs pourrait être aboli. Ok, c'est vrai il ne dit pas ça comme ça, il parle plutôt de le remplacer par une forme d'arbitrage.
Pas de panique, rien n'a encore été soumis au Conseil des ministres.
N'empêche que...
Le droit de grève a été donné aux travailleurs pour qu'ils aient, eux aussi, un poids non-négligeable dans le rapport de force qui les oppose au patrons lors d'un conflit de travail.
Si on remplace ça par un arbitrage qu'est ce que ça donne?
Ça donne que la population pourra tranquillement vacquer à ses occupations en toute quiétude pendant que les gens qui sont responsables de leurs transports seront obligés de s'assoir et de négocier. Sans rapport de force (du moins, pas de leur côté).

Je vais peut-être en surprendre quelques uns mais une grève ce n'est pas supposé être amusant. Ni pour ceux qui la font ni pour ceux qui la subissent. Les employés des transports en communs sont déterminants pour le bon fonctionnement d'une ville (surtout comme Montréal), alors plutôt que de les obliger a accepter des arrangements, plutôt que la population soit complice de ce manque de respect, elle devrait plutôt penser à tout ce qu'elle doit à ces travailleurs là et surtout au fait que de plus en plus les grèves sont tout ce qu'il reste à certains groupes pour s'exprimer.

Je ne dit pas que les travailleurs du transport en commun à Montréal sont des anges poussées par le zèle du travail (ouf!), je dis que restreindre les droits de grève pour lesquels les travailleurs se sont battus pour des bonnes raisons me semble un retour en arrière dangereux.

Ça aussi ça ne m'a pas semblé une bonne nouvelle... J'ai peur de leurs élections...

Et merci à tout ceux qui étaient là pour ma fête:) c'était malade!

vendredi 23 novembre 2007

Je me sens Canadienne...

Des professeurs d'université se sont rendus au parlement d'Ottawa, jeudi, pour convaincre les députés et les sénateurs de mettre en place des mesures pour améliorer la qualité et l'accessibilité aux études collégiales et universitaires.

Ces gens ont fait faire un sondage et les résultats m'ont beaucoup plu (sauf pour les pourcentages du Québec...). Je sais que les frais de scolarité sont plus élevés dans le reste du pays, il est donc plus facile pour eux de demander un gel ou une baisse, mais le principe reste le même: il faut améliorer l'accessibilité aux études post-secondaire. Je vous colle une partie du sondage mais vous pouvez facilement le retrouver au complet ici (pdf en anglais).

Cliquez dessus si vous ne voyez pas bien.

Le Québec est la province qui veut le plus dégeler les frais avec 28%!!! Aucune province n'a eu plus de 10% Aussi, entre baiser les frais et les geler, le Québec serait dans le camps de ceux qui veulent geler, quand même plus de gens ont choisi l'option "geler" qu'"augmenter", tout n'est pas perdu:).


Ici aussi je ne me suis pas sentie fière...il n'y a que le Québec et la Colombie-Britannique pour qui baisser la TPS (qui est une taxe à la CONSOMMATION!) est plus important que que d'utiliser cet argent pour baisser les frais de scolarité. Même les méchants Ontariens ont plus de solidarité que nous, à moins qu'ils ne se rendent compte, comme aux Maritimes mais pas pour les mêmes raisons:P que la scolarisation est la clé d'une économie autonome et créative.



Dans celui-là nous entrons dans la moyenne canadienne. Tout le monde trouve ça important d'augmenter la participation du fédéral à la condition que les provinces acceptent de réduire/geler leurs frais.

Maintenant ne m'embarquons pas dans le partage des responsabilités fédérales/provinciales, je deviens toute rouge et je crache. Mais tenons nous en à l'essentiel: le fédéral à les moyens mais pas les pouvoirs, le provincial à les pouvoirs mais peu de moyens (sauf pour les médecins, spécialistes ou non, et les infirmières pendant ce temps là? *siffle en regardant dans les airs*).

À propos de la manifestation d'hier: Radio-Can dit qu'ils étaient 1000, les Fédération disent qu'ils étaient 2500 et cyberpresse les descend à une centaine... La vérité? Hum moi je gage entre Radio-Can et les chiffres des Fédérations. De toute façon le chiffre me laisse songeuse. Les fédérations représentent beaucoup plus de gens, ils sont beaucoup mieux financés et pourtant...
Personnellement le lobbyisme ça ne me convient pas comme manière de lutter, tant mieux si eux le font (ça en prend) mais le simili silence qu'ils gardent depuis le début de la session ainsi que la molesse à mobiliser ne me fait pas les aimer beaucoup plus...
Anyway... yay pour les manifestants!:)

Et un petit bout de lettre en finissant, j'ai trouvé qu'elle réflétait bien l'incompréhension de ceux qui se font traiter de bébé gâtés (oui oui, je m'inclus):

Que s'est-il passé au Québec ces dernières années pour que, soudainement, la population ne veuille plus contribuer afin que l'éducation soit accessible à tous? Sur toutes les tribunes, on entend dire que les étudiants ne sont que des bébés gâtés et que les gens en ont assez de payer pour eux. Or n'est-ce pas le rapport Parent qui, pour justifier le financement du système d'éducation, affirmait en 1963: «Les bénéfices de l'éducation dépassent l'individu et la localité; le progrès de l'enseignement sert principalement les intérêts généraux de la société, de sorte qu'on peut et qu'on doit désormais considérer l'éducation comme une entreprise nationale.» À cette époque, on considérait l'éducation comme un bien national, un service public. [...]

jeudi 22 novembre 2007

1 semaine de grève, le bilan en images...

Tout en image, nous voici...

Avec nos rêves...

Avec nos espérances...

Ce n'est pas l'Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l'évolution.
C'est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. - Henri Laborit

À suivre...

"le pleuple instruit jamais ne sera vaincu"

Tempête de neige(?), UdeM et représentativité des AG

J'ai trouvé que ça nous rejoignait comme sujet.

Et dans un ordre d'idée pas si lointain...

Les deux tiers des étudiants de l'Université de Montréal s'opposent au dégel des droits de scolarité imposé par Québec

Ils nous invitent à la manifestation des fédérations demain. Il y a des chanceux qui vont avoir beaucoup de plaisir sous la neige!:P

MONTREAL, le 21 nov. /CNW Telbec/ - La Coalition des forces étudiantes nationales (CFEN) invite les médias et la population à assister à une grande manifestation étudiante qui aura lieu demain après-midi au centre-ville de Montréal. Sous le thème "Stoppons la hausse des frais ! Marchons pour l'Education !", la manifestation s'inscrit dans la foulée des actions étudiantes de l'automne et vise à combattre la hausse des frais de scolarité décrétée en juin dernier par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Convaincus de l'importance de dénoncer les mesures gouvernementales actuelles et de l'urgence de proposer un nouveau projet pour l'avenir de l'éducation postsecondaire, des associations étudiantes indépendantes ainsi que d'autres, membres de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants section Québec (FCEE-Q) se sont réunies au sein de la Coalition des forces étudiantes nationale pour organiser cette grande manifestation.
En plus des traditionnels discours au départ et à l'arrivée, les porte-parole de la coalition tiendront un point de presse avant le départ de la marche.

Aide-mémoire :

Manifestation étudiante sous le thème "Stoppons la hausse des frais!Marchons pour l'Education !"

Lieu : Départ de la marche sur le Boulevard Maisonneuve entre les rues St-Denis et St-Hubert, Montréal.

Date : Jeudi le 22 novembre 2007
- Point de presse à 14h15
- Départ de la manifestation à 14h30

mercredi 21 novembre 2007

"Eux" et "nous"

*Trame musicale: Vivre libre ou mourir de Bérurier Noir (pas drôle...je me crinque toute seule)*

Je sais, l'AG était lundi midi, mais ça m'a prit tout ce temps là pour réfléchir et rationnaliser. Comme vous le savez, nous ne sommes plus en grève, voyez le vote pour la reconduction:

Pour : 412 Contre : 577 Abstention : 15
Rejetée à la majorité

Quand la grève générale illimitée a été votée le 6 novembre, nous sentions que nous nous étions fait avoir étant donné que l'AG n'avait pas été annoncée dans ce but. N'empêche, nous sommes tombées en grève et nous avons participé du mieux que notre horaire nous le permettait (je parle pour *Natacha* et pour moi ici). Nous avons diffusé la nouvelle et les revendications tant au niveau local (plan de redressement de l'UQÀM) qu'au niveau national (un réinvestissement massif en éducation, contre le dégel qui comme une étude du ministère de l'éducation rendue publique cet été le dit risque de faire baisser le nombre d'inscriptions), nous avons manifesté, empêché des cours de se faire, envahi le bureau de nos députés autant par notre personne que par nos téléphones, défendu le mouvement étudiant sur chaque tribune publique et blog qui était sur notre chemin, diffusé le message et les petits carrés partout où nous passions (métro, boulot même dodo si nous avions pu), dénoncé les violences policières, denoncé les débordements des étudiants... bref nous avons participé parce que même si l'AG du 6 novembre à tourné de manière douteuse, les faits sont les mêmes et nos revendications ne changent pas.

Nous avons vu des étudiants faire preuve de créativité (la classe avec bureau directement sur ste-Cath qui venait avec l'initiative de l'Université Populaire À Montréal, la mignone performance à Place des Arts, le "read-in" devant la BNQ et j'en passe), de solidarité (même les gens qui n'ont pas compris pourquoi nous étions contre le vandalisme étaient contents que nous soyions à la manifestation) mais surtout nous nous sommes vu être là tous pour les mêmes raisons. L'AFESH a voté sa grève générale illimitée toute seule le 6 novembre mais le jeudi le 15 nous étions 58 000 étudiants en grève! Il faut être de bien mauvaise foi pour dire qu'il ne s'est rien passé.Nous avons voté pour la reconduction de grève pour toutes les raisons mentionnées plus haut et pour toute la semaine qui vient de se passer (voir billets antérieurs).

Nous avons perdu, ça arrive. Nous sommes une démocratie et c'est la majorité qui décide.

Pourtant j'ai comme un goût amer dans la bouche.

Ce que j'ai entendu comme arguments contre:
-Les médias ne sont pas avec nous.
-Le Cégep du Vieux nous a nuit.
-La direction dit qu'on boycotte, pas qu'on grève.
-Un policier c'est fait pour servir les gens faique si y'en a qui se font tabasser ils courrent après.
-Vous avez voté la grève dans notre dos.
-C'est toujours une minorité qui décide pour une majorité.

Je pense que c'est pour ça que j'ai un goût amer dans la bouche... où sont les contre-arguments sur nos revendication? Où est le débat sur LE COEUR DU PROBLÈME?

Premièrement je jette le blâme sur l'AG du 6 novembre. C'est entièrement vrai qu'une poignée de membres ont choisi pour la majorité, c'est vrai que ce n'était pas l'ordre du jour commandé et que la grève générale illimité est tombée de nulle part.C'est la preuve qu'une AG peut virer n'importe comment tout dépendant de la volonté des membres qui y assistent, c'est la preuve que C'EST IMPORTANT DE VOUS POINTER PARCE QU'IL S'AGIT DE VOTRE VIE VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT DE BLÂMER LES AUTRES POUR VOTRE PROPRE INACTION.
Lundi en sortant de mon cours du matin et en courant à l'AG je demande à une fille de mon cours que je sais qui est en sc. humaines "vas-tu à l'AG?", elle m'a regardé comme si je lui avait demandé si elle orgasmait en écrasant des chatons nés prématurément (ayoye je pense que je lis trop Anne Archet:P) et m'a répondu: "ben là! J'ai un cours cet après-midi". "Je sais, moi aussi (nous avons le même cours, en plus avec Corbo)" et toujours avec la même face de méprit elle fini avec "pfff! je manquerais certainement pas un cours pour ça". Et bien sèche! Laisses toi mener par les décisions des autres pendant que tu regardes la profondeur de ton nombril!(ouf je l'avais vraiment sur le coeur ça... ben non j'ai pas dit ça, je suis juste partie;) )
Il est là mon point. Ils chiâlent que les décisions se prennent QUAND ILS NE SONT PAS LÀ! Est-ce-que quelqu'un les empêche d'entrer? Est-ce-que quelqu'un cache la tenue des AG? Le local? Niet! Ils décident de leur propre chef de ne pas venir, comment peuvent-ils accuser ceux qui sont là de vouloir AGIR? Qu'ils me le disent sans rire.
Donc ils pouvaient être contre, mais ce n'est pas de la faute des revendications! Une grande partie de ceux qui étaient contre la reconduction ont parlé de cette AG du 6. Ils étaient insultés (on le serait à moins), mais à la place de retenir que justement un moyen de ne pas se faire avoir c'est d'y aller ils ont retenu que parce que leur orgeuil avait été piqué il fallait tout arrêter.

Deuxièmement, j'accuse le "vous". Je m'explique; beaucoup de ceux qui ont prit le micro et qui étaient contre la grève regardaient l'assemblée en utilisant le "vous". Pourtant nous sommes l'assemblée ensemble, qui prend ses décision ensemble (avec les heures que ça prend). Je ne suis donc pas gênée de dire: "Nous ne sommes plus en grève", bien que j'ai voté pour la reconduction. L'assemblée à choisi démocratiquement de ne pas reconduire cette grève, et bien soit, c'est la vie, la démocratie a parlé. Dire "vous" en parlant de l'ensemble duquel nous faisons tous partie est non seulement insultant au niveau de la légitimation de l'assemblée mais doit être foutrement frustrant pour la personne qui s'exprime ainsi. C'est le seul endroit où elle peut débattre et elle se met dehors elle-même... pas facile...

Troisièmement j'accuse la docilité de certains qui résulte d'une mauvaise connaissance de leur droits. Nous sommes une association tout ce qu'il y a de légal, ayant légalement le droit de prendre les mesures que l'assemblée décide. Notre grève était légale, et le fait que la direction en parle comme d'un boycott, appuyé par des étudiants mal informés, est une tentative de délégitimer nos actions. Cette tournure de langage me laisse d'ailleurs croire que la direction avait pas mal plus peur qu'elle ne le disait.

Quatrièment, j'accuse le fait que certains ne se sont fiés qu'au médias et aux messages de la direction. Oui il y a eu de la casse et des arrestations au Vieux, oui il y a eu des arrestations à l'UQÀM, mais je suis prête à parier que ceux qui se servent de cet argument pour vouloir freiner le mouvement n'étaient pas là. Nous avons déjà parlé du réel talent des policiers à crinquer des gens déjà crinqués et de la prise de position répressive de l'Université et du Cégep en question. Brassez ça avec des manifestants qui croyaient pouvoir s'installer pacifiquement dans un lieu qu'on dit à eux,et voilà... je suis sure que vous me suivez. Néanmoins j'ai toujours déploré la violence quelle qu'elle soit, mais je ne laisserai pas des débordements des deux côtés empiéter sur le message à retenir.

Il est donc là mon goût amer... l'assemblée à voté contre, mais pas contre les revendications.
Combien de fois j'ai entendu: "Ben moi aussi je suis pour les revendications mais pas pour la grève, j'aimerais ça trouver un autre moyen mais je sais pas lequel..."
Nous serions tous super content de revendiquer sans grèver,mais quelles solutions ces gens ont apporté, un gros rien (appart une fille qui voulait qu'on ne paye pas notre session d'hiver...j'ai des petites nouvelles pour elle, si ce n'est pas une action que TOUT LE MONDE fait (ce qui serait surprenant)et bien nous allons juste nous retrouver sans notes sur notre bulletin... tant de travail pour rien).

Beaucoup sont sortis défaits (littéralement) de l'AG. J'ai même entendu :"Je me sens comme un Palestinen, le seul moyen qu'il me reste pour me faire entendre c'est les bombes", et ça m'a fait penser à tous ceux que j'accusais de mal communiquer (vandalisme et Cie). Peut-être que eux non plus ne voient rien d'autre, ce qui n'excuse en rien les gestes commis, mais qui aurait pu donner un petit indice aux directions, aux médias, à la population: "ils ne savent plus comment le dire, il faudrait peut-être s'assoir avec eux?"

Mes moments forts: -Quand un étudiant français a prit le micro pour dire que dans son université en France il n'avait même pas ce moyen démocratique pour prendre les décision (l'AG) et qu'il n'en revenait pas du pouvoir que nous avons mais que nous ne prenons pas.
-Quand la petite madame étudiante française assise derrière nous a dit (après que le vote de grève soit battu) toute ébahie: "j'ai quitté la France parce que les pays occidentaux d'Europe ont un problème de droite et je pensais vraiment trouver un autre discours au Québec".
Mes moments bof: -Quand le même dude qui nous criait de "monter au net" lors de l'AG du 6 a recommencé à crier à ceux qui étaient insultés de s'être fait passer une grève générale illimitée:"ce qui est arrivé est déplorable, mais vous êtes en train de vous faire voler! Un vol c'est rien comparé à une action juste déplorable"...Comment se tirer dans le pied...
-Quand j'entendais "vous"... c'était vraiment bof.


Notes: -Lors du "chahutage" de Corbo lundi le 12 il y a eu trois arrestations. Trois personnes qui ont été libérées tout de suite après sans retenir aucune charge... après ça venez me dire que les policier ne font que leur travail...
-Il y a eu deux avis de motion à la fin de l'AG:Que le quorum d’une assemblée générale de grève ou de reconduction de grève soit fixé à 15% des membres
de l’AFESH, et que tout vote de grève soit pris par scrutin secret d’une semaine et qu’un scrutin secret d’une semaine doive être pris pour revenir sur ces dispositions. Pour l'instant ce sont des avis de motion, il faut que nous votions "pour" au cours d'une prochaine assemblée. Je suis vraiment curieuse de savoir si les gens qui se sont sentis lèsés le 6 (ce qui explique ces deux avis) vont se pointer pour voter...
Scrutin secret? Pourquoi? à l'âge que nous avons il y en a encore qui se font influancer par le vote de leurs ti-amis?

-Il y a une manifestation nationale organisée par la FEUQ ce jeudi. Ils partent du parc Émilie-Gemelin (métro Berri-UQÀM). Ne nous cherchez pas, nous n'y seront pas, nous ne sommes plus en grève, donc pas de temps pour marcher (des 15 pages ça ne se pond pas tout seul:P)

Si vous croyez que nous allons arrêter d'en parler parce que nous ne sommes plus en grève, vous êtes aussi naïfs que nous dans nos pires moments... nous avons encore des choses a hurler, des gens à convaincre, des débats à ouvrir.

mardi 20 novembre 2007

Salon du livre et découvertes

J'aime beaucoup faire un tour au salon du livre. Pour moi qui n'achète ses livres que dans les places genre "Colisé du livre" et bien l'odeur de livre neuf partout me fait frémir les narines.J'en profite pour acheter des ouvrages que je n'aurais jamais penser acheter. Des éditions spéciales, des bds et même des livres autographiés (ouin... ils m'ont piégé;) ).

Je sais, je paye pour entrer dans une place où je repaye pour les livres, mais ça ne me dérange pas. Je paye pour l'ambiance, pour le plaisir des découvertes, pour rigoler avec des auteurs, pour la promenade sur le tapis, pour me vider l'esprit. Je considère avoir une relation privilégiée avec la lecture. Dans une famille où la lecture n'était pas une activité encouragée, dans une vie nomade qui fait que j'ai connu au dessus d'une dizaine d'écoles, les livres m'ont sauvée du découragement. Les livres m'ont aidée à me démarquer à l'adolescence, à ne pas avoir peur d'aller à contre-courant. À l'âge adulte, ils restent un oasis, ma paix personnelle et un bonheur à partager avec ceux que j'aime.

Bref lire c'est cool:D

Donc, nos acquisitions de cette année:

- Nous avons croisé Zachary Richard avec un livre pour enfant placé devant lui. Il nous a gentiment expliqué que c'était les histoires qu'il racontait à sa fille et que cette dernière a voulu illustrer. Ma soeur attendant un heureux évènement et étant une fan de Richard, nous lui avons acheté le dernier livre:L'histoire de Télesphore et 'Tit Edvard dans le grand Nord .
2 gentils personnages cajun se retrouvent au Québec. Je n'ai pas fini de le lire mais je trouve ça très stéréotypé. Les castors parlent avec un accent assez prononcé et Monsieur est actif et commande à Madame qui elle est très passive (la féministe en moi a tiqué). L'auteur disait que ça tournait autour d'un désatre écologique au Québec que les personnages aidés de leurs amis devaient régler.

-Treize nouvelles vaudou de Gary Victor. J'ai entendu parler de l'auteur souvent, j'ai hâte de le lire.

-Batailles de R.G. Grant. Un magnifique livre illustré sur les différentes batailles depuis l'antiquité jusqu'aux années 2000. Ça fait 3 jours qu'il ne quitte pas le salon, j'ai toujours le nez dedant, comme tout le monde qui entre chez moi;).

-Red Ketchup, La vie en rouge de Godbout et Fournier. Adolescente je le lisais dans "Safarir", je l'ai montré à mon doux et il a adoré l'humour vraiment trash.

-Mon coup de coeur personnel: Bologne, conte en 3 actes symphoniques de Pascal Blanchet. J'ai été frappée par la qualité des dessins, dont j'ai été vendue au style immédiatement.Frappée aussi par la couleur, j'adore! Agréablement suprise de savoir que c'était son troisième. À chaque début d'acte il donne un décor et une orchestration pour nous mettre dans l'ambiance. À la fin il nous donnes même la discographie suggérée pour aller avec les différentes scènes, avec des noms vraiment obscurs (du moins pour moi, mes excuses aux mélomanes instruits) genre "Prokofiev", "Shostakovich" ou "Kurt Weill". Une chance qu'à moment donné c'est écrit "Chopin" sinon je me serait trouvée plus qu'analphabète musicale:P. L'histoire est sans espoir (comme je les aime) mais je me suis découvert un nouveau dessinateur préféré. À la caisse il m'a demandé si je voulais une dédicace étant donné qu'il était l'auteur de tout ce qui me faisait pousser des "wow! Hein? Méga!" devant l'étalage. Il est très gentil et nous a bien fait rire. J'ai bien aimé que la bd soit enveloppée dans du papier de boucherie... sérieusement sous le charme.

Son site

L'AG d'hier? Ouf... plus tard... là ça me fait encore souffrir...