lundi 6 avril 2009

Dissociation et centralisation

Je ne sais pas pourquoi il y a autant de centralisation dans la grève étudiante… C’est laid et ça tue l’esprit d’initiative (et ça endort la combativité militante!).

Maintenant, parlons de lui.

Il est devenu, pour les sceptiques dont je fais partie, une sorte de symbole^^.
Le symbole de la méfiance cristallisée et des espoirs déçus.

J’ai entendu dire qu’en revenant de la manif de vendredi il était passé dire au SPUQ de manière assez fâchée qu’il allait dire à tous les étudiantes et étudiants de ne plus appuyer la grève des profs parce que ces derniers étaient des « collabos ». Le syndicat des profs à commencé par mal réagir (« Nous avions dit à nos membres de retourner chez eux par leurs propres moyens, c’est ce qu’ils ont fait »), puis il s’est informé pour savoir qui était ce Youri, et jusqu’à quel point la masse estudiantine mobilisée était d’accord avec lui.

Le peu de personnes à qui j’ai parlé, qui avaient été questionnées par le SPUQ, a pris la peine de me dire qu’ils avaient bien fait comprendre aux profs que le gars avait été trop extrême, qu’ils ne partageaient pas sa position, et qu’ils pardonnaient aisément aux profs de ne pas avoir embarqués.

...

Si un dude en furie se pointe pour dire quelque chose au SPUQ, aussi maladroit soit son message, ça veut dire quelque chose. Il n’est pas seul dans sa tête.

Il y a des gens qui restent chez eux (dont des militants!) parce qu’ils ne croient pas les profs.

Une personne m’a dit qu'après notre lamentable prise de la rue vendredi, elle avait spontanément écrit une lettre dénonciatrice et pleine de colère à donner aux profs.

Bref, le dude en furie représente une certaine partie des étudiants, et il aurait été bien de s’en rendre compte au lieu de se dissocier et de contribuer à balayer l’accident du revers de la main. Je ne trouve pas ça super solidaire.

***

Aujourd'hui, le SPUQ et l'AFEA (art) ont reconduit la grève. Pas l'AFELC (langues et communication).

2 commentaires:

Le Dubois a dit…

C'est pas un peu spontanéiste sa vision de l'affaire? Il aurait ti fallu que les profs partent spontanément la révolution sociales inspirés par l'avant-garde étudiante?

Ça serait déjà beau qu'ils gagnent quelques points qui favorisent un enseignement de qualité. Ça serait déjà ça de gagné pour le corps étudiant.

Investir plus d'espoirs dans cette grève, serait pour les étudiant-e-s, il me semble, courir après une inévitable déception.

Pwel a dit…

C'est là que je pointe les professeurs-es. Ils ont une responsabilité directe... Je vais m'expliquer dans le post qui me démange les doigts.