vendredi 27 avril 2012

Notre réponse au gouvernement

Vous ne vous adressez pas à nous. Ce point de presse s'adresse à vos amis et vos supporters. Vous essayez de nous faire passer une hausse plus grande (‎254$x7= 1778$!!! Hausse de 82 % sur 7 ans!!!) pour une offre "appréciable". Vous nous martelez un 50 cents par jour quand le système d'aide financière prévoit seulement 7$ pour manger par jour (yay! 2.16 par repas!). Vous nous faites passer votre idée de gestion des universités pour une "saine gestion" quand tout ce que vous voulez faire c'est renter le privé et l'assurance qualité selon des critères libéraux et ammarés au marché.

 FUCK! ON EST PAS DANS LA RUE DEPUIS 11 SEMAINES POUR SE FAIRE CRACHER DESSUS! 

 20h30, place Émilie Gamelin, Montréal.

 On a vu l'offre du gouvernement aujourd'hui. Rien de neuf sous le soleil. Plus de mépris. On ne se laissera pas niaiser plus longtemps.

Une hausse sur 7 ans au lieu de 5, ça reste le modèle d'utilisateur payeur, ça reste la même logique marchande derrière la hausse.

Prendre l’argent pour les prêts et bourses en abolissant le crédit d'impôt sur les frais de scolarité, c'est une belle diversion.

Le RPR, doit-on le rappel, c'est un beau moyen d'augmenter massivement l'endettement.

Les mécanismes de gestion dont parle le gouvernement ? Un détournement de nos positions pour mieux imposer des méthodes issues du nouveau management public.

C'est pas une solution, c'est une insulte. 

NON à la hausse. NON à la privatisation de l'éducation Ensemble, bloquons cette entente à rabais.


(Note aux "pacifistes" autoritaires et violentEs physiquement; une manifestation appartient à tous ses participantEs. Vous n'êtes pas d'accord avec des actions? Allez plus loin ou regardez ailleurs. Ne jouez pas à la police, elle le fait bien mieux que vous. En plus vous nous exposez tous et toutes inutilement à des manoeuvres policières qui finissent toujours en brutalité... Et pensez-y, voulez-vous vraiment être fièrEs d'avoir participé activement à une opération où un camarade de lutte se fait brutaliser par votre faute? Est-ce que les gens d'hier étaient réellement fiers d'eux après avoir fait arrêter quelqu'un qui lancait un feu d'artifice? Une manifestation est forte parce qu'elle est unie. ON N'EST PAS VOS ENNEMI-E-S, ON EST LES ENNEMI-E-S DU SYSTÈME! À ce soir!)



QUÉBEC, le 27 avril 2012 /CNW Telbec/ - 
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et la vice-première ministre et ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, ont rendu publique ce matin une solution globale pour l'accessibilité aux études universitaires.

« Les discussions menées avec les associations étudiantes ne nous ont pas permis de conclure une entente. Néanmoins, le gouvernement a été à l'écoute et présente aujourd'hui à l'ensemble des étudiants et des Québécois une solution globale qui répond aux préoccupations exprimées », a déclaré le premier ministre.

« La solution que nous présentons aujourd'hui comporte des améliorations pour les étudiants. L'ensemble des mesures facilite davantage l'accessibilité aux études en étalant la hausse des droits de scolarité et en améliorant l'aide financière aux études, tout en facilitant le remboursement de la dette à la fin de celles-ci », a déclaré la ministre Beauchamp.

Étalement sur 7 ans
Sur la question des droits de scolarité, le gouvernement étale la hausse annoncée de 1 625 $ sur 7 ans plutôt que sur 5 ans, après l'avoir indexée pour les deux années additionnelles.

Concrètement, cette mesure fera passer la hausse annuelle de 325 $ à 254 $. En tenant compte du crédit d'impôt, ce montant équivaut maintenant à 177 $ comparativement à 230 $, soit l'équivalent d'une hausse annuelle de moins de 0,50 $ par jour.

Bonification de l'aide financière
De plus, dans le cadre des récentes discussions tenues avec les associations étudiantes, nous avons proposé d'accroître le niveau total de soutien financier en bourses d'études. Cette proposition consiste à hausser de 35 000 $ à 45 000 $ le seuil de revenu familial exempt de contribution parentale dans le calcul des bourses d'études. Ce sont donc plus de 44 000 étudiants qui verront leur soutien financier augmenter. Le coût de cette mesure est de 39 millions de dollars.

Cette proposition s'ajoute aux bonifications déjà annoncées en matière d'aide financière pour que tous les étudiants puissent avoir accès aux études.

Ainsi, dès l'automne 2012, tous les étudiants dont le revenu des parents n'excède pas 100 000 $ bénéficieront d'un prêt permettant généralement de couvrir les droits de scolarité et le coût du matériel scolaire. En 2016-2017, ce montant sera de 4 678 $ pour 30 crédits.

Les étudiants de la classe moyenne se verront accorder un prêt additionnel de 2 850 $ puisque aucune contribution parentale ne sera prise en compte pour le calcul de l'aide financière aux études jusqu'à un revenu familial de 60 000 $. Concrètement, cela signifie qu'un étudiant sans revenu vivant chez ses parents recevra une aide totale de 7 553 $ par année.

Ces deux mesures permettront d'accorder annuellement des prêts additionnels à plus de 50 000 étudiants.

Régime de remboursement proportionnel au revenu 
Par ailleurs, en ce qui a trait au remboursement des prêts accordés dans le cadre de l'aide financière aux études, le gouvernement a déjà annoncé l'instauration, pour l'automne 2013, d'un régime de remboursement des prêts en fonction du revenu.

Ce nouveau régime s'ajoutera au programme de remboursement différé déjà existant et respectera la capacité de payer des ex-étudiants, soulageant ainsi le fardeau des plus vulnérables d'entre eux.

« Le gouvernement propose ici une approche globale visant à permettre à tous les étudiants qui le désirent d'accéder aux études supérieures sans pour autant nuire à leur situation financière à la sortie de celles-ci. Cette proposition constitue aussi un effort financier considérable puisque l'ensemble des ajustements proposés représente, à terme, 51,4 millions de dollars de plus que ce qui avait été inscrit au budget 2011-2012 », a souligné la ministre.

Conseil pour assurer une meilleure gestion des universités
Par ailleurs, le gouvernement donne son accord à la création d'un conseil d'évaluation des universités, tel que l'a demandé la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). Cette instance, dont feront partie des représentants étudiants, évaluera la gouvernance des universités, la qualité de leur enseignement et le développement du réseau universitaire québécois. 

Évaluation de l'impact de la hausse
De plus, le Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études aura pour mandat d'évaluer périodiquement l'impact de la hausse des droits de scolarité au regard de l'accessibilité aux études.

« Ces mesures rejoignent notre souci de nous assurer que tous les étudiants du Québec pourront accéder aux études supérieures, tel qu'en fait foi le plan que nous soumettons aujourd'hui », a conclu la ministre Beauchamp.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

je crois c est raissonnable cela fait .50 par jour , vous etes capables il en as qui creves de faim et se plaignent pas trop . C est pas comme vous autres . La plupart de vous autres vous faites le party le vendredi boisson etc. et vous vous envoyes en l air la vie est belle . Et en plus il y as des etudiants il vont etudies et prennent de la drogue , j en ais vus . ben la ils ont de l argent pour cela . Les partys ,boisson i-pod cell. etc. ben la il as un bout a ca vous ete trop gates . Et c est ca vous prepares a vos enfants une avenir horrible . ben si cest ca j esperes que vous aurez pas d enfants . LA POPULATION EST ECOUEURES DE VOTRE GREVE .

Pwel a dit…

Cher anonyme,
Quand tu dis "la population" je sais pas trop de qui tu parle. À tous les jours, à toutes les manifs des gens qui n étudient pas se joignent à notre marche, ouvrent leurs vitres de char pour nous dire qu ils nous appuient, et nous arrêtent dans le métro pour nous féliciter de notre "résistance". Des groupe communautaires, syndicaux, des profs, et des étudiantEs du secondaire s en mêlent... Emportés par le mouvement étudiant les gens ont commencé à parler de "grève sociale" pour le 1er mai...

Pis l impot progressif c est pas fait pour les chiens... T as un bon salaire tu paye, t en a pas un tu paye pas. Les étudiantEs gagnent une moyenne de 13 000$ par année. C est pas un bon salaire. Ceux et celles qui auront les moyens vont payer.

David Gendron a dit…

Va te faire foutre Âne Onyme à marde! Quand est-ce que vous allez condamner la violence de votre gouverement? (répression policière, corruption, etc..)

Pwel, je ne suis pas toujours très tendre à ton endroit, mais excellent billet. Je te suis là-dessus!